Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 23:05
Je viens de regarder le dernier épisode de la saison 1 (en DVD), et maintenant je sais ce que je mettrais dans mes prières du soir, si j'en faisais : qu'il y ait une saison 2 !

Hank est un écrivain fou amoureux de son ex femme, Karen, qu'il a quitté pour d'obscures raisons. Complètement à l'ouest, il baise à tout va et faire les pires conneries avec son ami et agent, un chauve pas sexy du tout, dont l'épouse est la meilleure amie de Karen. Becca, la fille de Hank et Karen est une ado sage et bien plus mature que ses parents, mais elle joue quand même dans un groupe de rock, attention, on est en Californie.
Karen s'apprête à épouser Bill, un gars sérieux, bien sous tous rapports, riche, sympa et tout et tout, mais présenté comme aussi marrant qu'un jour de pluie sans télé, et qu'on devine plus que plan plan sous la couette. Ce personnage, antithèse de Hank, a une fille : Mia. La sulfureuse et manipulatrice Mia, qui tombe sous le charme de Hank. Elle fera tout pour l'attirer dans ses filets, y réussira une fois, mais pas plus. Et sa vengeance sera à la hauteur de sa déception : terrible.
La grande question de cette saison est : Hank réussira-t-il à récupérer Karen, et à se remettre sur les rails de son talent d'écrivain ?

Le personnage de Hank est, au début détestable. Il incarne vraiment le pauvre type. Mais au fil des épisodes, de par son amour pour sa fille et son ex femme, par sa capacité à leur offrir ce qu'il a de meilleur, on finit par bien l'aimer et par lui pardonner ses nombreux travers. A la fin, on a presque envie d'être à la place de Karen !

Ce qui est intéressant dans cette série, outre le ton vraiment débridé et la réalisation très aboutie, c'est le dilemne qui se joue dans le coeur de Karen : en amour, que choisir, la passion ou la raison ? Si elle écoute son coeur, elle va vers Hank, qui n'est pas fiable, qui picole dés le réveil, qui semble n'avoir plus aucun avenir professionnel, bref, qui est tout sauf le mari idéal. Si elle écoute sa tête, elle va vers Bill, le solide et sérieux Bill, qui l'aime aussi, qui ne la trompera jamais, qui lui assurera paix et tranquillité jusqu'à la fin des temps, et qui, de surcroît, a une maison sublime de chez sublime.
Je ne vous dirait pas quel est son choix final, vous invitant à découvrir cette série, mais sachez qu'elle va douter jusqu'au bout...

On est nombreuses comme ça, à avoir vécu des histoires difficiles avec des hommes qui ne nous rendaient pas complètement heureuses, qui nous en ont fait voir, et on aspire souvent ensuite à se caser avec un petit gars sympa qui saura nous sécuriser et nous éviter les nuits blanches chez les copines à faire couler le mascara. Comme si c'était forcément tout l'un ou tout l'autre. Blanc ou Noir. Bon, d'accord, gris c'est pire. Mais quand même, est-ce qu'il n'existerait pas un juste milieu, la possibilité d'un amour passion qui puisse être teinté de suffisamment de raison pour que l'équilibre soit possible ?

Réponse dans la saison 2 j'espère !!
Par adelaïde dean - Publié dans : télé, ciné, images
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 20:51
Je me souviens d'une époque où j'avais plaisir à aller dans une papèterie pour choisir un beau papier à lettres... Je choisissais avec soin la couleur, le grain, en songeant à celui où celle qui ouvrirait l'enveloppe assortie.
Revenue chez moi, je m'asseyais devant cette petite table en bois, un peu vermoulue, sur laquelle j'avais posé une lampe à la lumière douce. Je prenais mon stylo à plume si lourd, cadeau précieux d'un ami, et vérifiais le niveau de l'encre.
Puis je commençais un brouillon de ma lettre. En ce temps là, les correcteurs étaient pâteux et trop visibles, comme une épaisse glue blanche qui enlaidissait assûrément tout document. Alors je rédigeais ma lettre au brouillon avant de la recopier bien proprement sur mon sublime papier, en traçant avec soin chaque lettre, en veillant à ce que l'ensemble donne à son destinataire un maximum de plaisir visuel, tactile, spirituel, voire odorifère. On pouvait encore parfumer les courriers, en ce temps là...
La lettre était un objet de qualité. On les conservait dans de grandes boîtes, et, le dimanche après-midi, il arrivait qu'on relise de vieux épîtres d'amoureux presque oubliés ou d'amis de colonie de vacances... On souriait en relisant des aventures qui nous rappelaient notre insouciance passée...

Maintenant, je vis dans un monde moderne. Oh bien sûr il est encore possible d'écrire une vraie lettre, de celles qui sont matérialisée sur du papier, qu'on met dans une enveloppe et qu'on poste. Mais elles s'adressent désormais aux administrations, aux bailleurs, aux compagnies de téléphone ou d'abonnement télé. Qui écrit encore à ses amis sur du beau papier, avec un stylo qui glisse délicieusement sur la surface lisse ? Qui trempe encore une plume d'oiseau dans l'encrier ?

Pourtant, les lettres s'échangent encore, bien plus même. On en reçoit un certain nombre par jour. Cela s'appelle des mails, désormais, ça va vite, c'est éléctronique. Correspondance forcément bien plus fournie, étoffée, puisque le délai d'attente a disparu. On s'y adonne comme autrefois aux effets de style et aux déclarations enflammées, on y couche ses pensées de la même manière. Mais on n'a plus d'objet entre les mains, juste des signes agencés de manière cohérente sur un écran. Un clic et hop, la lettre est envoyée. Pas le temps d'avoir le coeur qui bat, sur le chemin vers la boîte jaune. Pas la possibilité de presser l'enveloppe contre son coeur, d'y déposer un baiser plein d'espoir...
Ce que nous avons gagné en facilité, en rapidité, en confort, nous l'avons perdu en poésie, en plaisir sensuel, en beauté.

Il peut arriver de relire avec une douce nostalgie certains mails amoureusement conservés, mais cela n'a rien à voir avec la sensation voluptueuse de rouvrir une lettre qui nous avait bouleversé, sur laquelle flotte encore le parfum d'une encre aimée...

Qu'il serait bon de retrouver la joie d'une enveloppe attendue, de l'ouvrir fébrilement, d'y lire les mots doux espérés, de la parcourir encore et encore, de s'arrêter sur l'écriture unique de celui qui l'a envoyée, d'y déceler un monde intime...

Au lieu de cela, je chek ma boîte mail 10 fois par jour.
C'est moins romantique.

Tout va vite maintenant, on n'a plus le temps d'être poètes.
Par adelaïde dean - Publié dans : humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Pages

Présentation

Derniers Commentaires

Partager

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés